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Samedi 25 août 6 25 /08 /Août 17:44

-VI-

                        Plus les jours passaient et moins Gauthier se sentait bien. Il n'avait toujours aucunes nouvelles de son meilleur ami. Ce dernier se bornait apparemment à lui faire la gueule pour une raison qui lui était inconnue. Au lycée, il jouait la carte de l’indifférence mais dès qu’il franchissait le seuil de sa maison, toute la peine qu’il avait accumulé en voyant Anselme l’ignorer doublait. Les jours se transformèrent en semaines et, bien qu’il n’en montre toujours rien en public, Gauthier était au plus bas. Son humeur était exécrable et ils répondaient mal à ses parents, ne supportant même plus de les côtoyer. Il passait son temps enfermé dans sa chambre à lire à faire ses devoirs, ou à se morfondre. La goutte d’eau qui fit déborder le vase fut le fait d’apprendre que son meilleur ami ne vienne pas chez lui lors des vacances annuelles de ses parents. Tous les ans, aux vacances de la Toussaints, ces derniers s’absentaient et laissaient leur fils aux soins de Lydia et Matthieu. Mais pas cette année. Anselme avait demandé à passer ses vacances chez son « petit copain ». A l’entente de cette nouvelle, Gauthier était tout d’abord entré dans un état second. Ils s’étaient pourtant promis de se le dire coûte que coûte lorsque l’un d’eux aurait une relation sérieuse. Il resta ébahit une bonne partie de la matinée. Il entendit à peine ses parents lorsque ces derniers lui dirent qu’ils passaient un week-end en amoureux. Il prononça un bref « OK » et alla s’enfermer dans sa chambre.


                            Les larmes menaçaient à présent de couler. Qu’avait-il fait de si mal pour que son meilleur ami l’ignore ainsi ? Il avait beau chercher, aucune réponse ne lui venait à l’esprit. C’est en entendant ses parents dirent qu’ils partaient qu’il sortit de sa léthargie. Gauthier entra dans une colère noire. Il se dirigea fébrilement vers un coin de sa chambre où était entreposé tout ce que lui avait offert Anselme jusqu’à ce jour. Il crevait d’envie de tous casser, jeter, abîmer et déchirer mais il ne s’y résignaient pas. Il y tenait trop. Al faisait parti de sa vie et malgré tout, il ne pouvait pas l’en rayer. S’en rendant compte, Gauthier s’en prit aux autres choses présentes dans sa chambre. Il renversa tout ce qui était sur le bureau, déchira les tableaux se trouvant au mur et quelques uns de ses vêtements et cassa son miroir. Il se retint de peu d’éventrer son lit. Ne pouvant plus se retenir, il fondit en larmes et fut prit de tremblements.
 
 
                             Il ne s’était pratiquement jamais senti aussi mal. L’envie de frapper Anselme le prenait mais il ne pouvait pas lui faire du mal. Jamais. Il préfèrerait crever plutôt que de le faire souffrir, quelqu’en soit la méthode.

 
                            Gauthier se leva brusquement. Il fallait qu’il prenne l’air. Il ne fit même pas attention à l’état dans lequel il se trouvait. Il descendit dans la cuisine et appela sa mère. Il se souvint qu’elle était partie avec son père dans un coin paumé. N’ayant pas envie de cuisiner, il prit les 10 euros qu’avaient laissés ses parents et sortit en direction du McDonalds. Tout le long du chemin, il tituba et zigzagua, se fichant pas mal des regards fixés sur lui. Il ne se sentait vraiment pas bien. Pas étonnant. Il n’avait rien ingurgité de la journée et il était déjà 19 heures.

                             Arrivé au fast-food, il se dirigea tout de suite à la caisse. Par chance, il n’y avait pas beaucoup de monde. Il prit n’importe quoi et régla la commande. Au moment où il allait quitter le McDonalds, un vertige et une envie de vomir le prirent. Il s’accroupit quelques secondes et tomba nez à nez avec Anselme et son copain lorsqu’il se releva en utilisant une bonne partie de son énergie. Ils se fixèrent longuement. Plus d’un mois qu’ils ne s’étaient pas retrouvés en face ainsi. Gauthier n’osait pas parler et les larmes menaçaient de nouveau de couler. Ca lui faisait tellement bien de le voir comme ça mais en même temps, une colère sourde l’envahissait. Il était apparemment le seul incommodé de ce manque de communication.
 
 
Anselme lui parla au moment où Gauthier allait partir sans rien dire.
 
« - Tu vas bien Kepon ? Qu’est-ce que t’as ? »
 
Un rictus déforma la bouche de Gauthier. Alors comme ça il s’inquiétait. Il ne put s’empêcher de lui répondre méchamment.
 
« - Tu t’inquiètes pour moi maintenant ? dit Gauthier dans un ricanement. Comme c’est gentil de prendre le temps de me parler en… combien de temps déjà ? »

 
                          Gauthier remarqua que ces paroles avait blessé son meilleur ami mais lui, elles l’avaient soulagés. Il toisa Anselme et le bouscula en passant à côté de lui.

                           Il quitta le fast-food et se mit à marcher le plus vite possible. Il ne se sentait vraiment mais vraiment pas bien et risquait de s’évanouir dans la rue s’il ne rentrait pas très vite. Heureusement, il n’habitait qu’à quelques mètres du fast-food. Lorsqu’il poussait la porte de son portail, une main l’empoigna et le força à se retourner.


 Gauthier fut surpris de voir devant lui le copain de son ex-meilleur ami. Ses yeux brillaient de colère.
 
« - Va t’excuser ! lui dit brusquement ce dernier. »
 
Gauthier se retenait de lui cracher à la gueule. Pour qui se prenait-il ?
 
« - Lâche-moi, dit Gauthier dégageant son bras. »

                              Son vis-à-vis le poussa brutalement contre le portail. Gauthier qui ne se sentait déjà pas très bien manqua de s’évanouir sur le coup et se laissa doucement glisser contre son portail. Son manque de nutrition le rendait faible. Mentalement et physiquement. Il se mit à pleurer, fatigué de tout ce qui lui arrivait.

                             Desk, surnom que Gauthier trouvait absolument pitoyable, le regarda complètement ébahit. Il n’avait pourtant pas mis beaucoup de force.
 
« - Qu’est-ce que je t’ai fait bordel, gémit-il entre deux sanglots. Qu’est-ce que je t’ai fait pour que tu me prives de mon meilleur ami, hein ? C’est parce que j’ai failli toucher tes cheveux la dernière fois ? Je me suis excusé, je te jure que j’ai pas fait exprès. Pourquoi tu m’as pris mon meilleur ami ? Rends-le moi ! »

Gauthier s’arrêta soudain de pleurer, se rendant tout à coup compte de quelque chose. C’est Anselme qui s’était éloigné de lui. Ce n’était pas la faute de l’imbécile en face de lui.
 
Desk était tenté par le fait de s’apitoyer sur le sort de Gauthier mais non.Le visage blessé d’Anselme lui revenait en tête. Il se mit soudain à crier.

 « - T’es qu’un pauvre idiot ! Ton meilleur ami ? On baise avec son meilleur ami ? On ne remarque pas que son meilleur ami est amoureux de soi ? On n’est pas là quand son meilleur ami à besoin d’aide ? Tu fais pitié à te plaindre alors qu’Anselme souffre deux fois plus. »
 

                          Desk allait tourner les talons mais la voix de Gauthier se fit entendre. Ce dernier n’avait pas la force de crier mais toute la rancœur et l’amertume qu’il ressentait se faisait ressentir dans son ton.

 
« - Laisse-moi rire. C’est Anselme qui enchaîne les crises de nerfs depuis la rentrée ? C’est Anselme qui est tellement obnubilé par le pourquoi du silence-radio de son meilleur ami qu’il en oublie de se nourrir ? Mais bon, qui suis-je pour dire de telle chose. Il a maintenant son copain. Je n’ai plus droit à aucune place dans sa vie.
 - Il est amoureux de toi !
 - Il était amoureux de moi. Il me l’avait avoué l’été dernier. J’avais arrêté tout de suite les gestes et paroles ambiguës. C’est lui qui a demandé à ce qu’on recommence comme avant !
 - Il l’est encore, murmura Desk. »

                          Gauthier ne savait pas quoi dire. Il était juste… lassé. Il avait vraiment cru qu’Anselme était sincère. Il ne faisait en fait que… le faire souffrir. Des deux, c’était lui, Gauthier, le plus horrible et il estimait qu’il n’avait plus le droit de se plaindre de quoique ce soit. Oui il était toujours aussi triste d’avoir perdu son meilleur ami mais il ne voulait surtout pas lui infliger une telle chose.
 
« - Dis-lui… commença Gauthier. Dis-lui que j’en ai marre de voir sa tête, que tout en lui me soûle et que j’ai envie de gerber rien qu’en pensant à lui. Dis-lui aussi que… je veux plus jamais le voir, ni lui parler et que je n’hésiterai pas à lui donner un aller/retour s’il osait m’approcher.
 - Quoi mais…
 - C’est mieux qu’on coupe les ponts. Et puis, je suis sûre que ça te rendra service à toi, rajouta Gauthier en faisant un sourire forcé »
 
                            Il rentra chez lui et mangea ce qu’il avait acheté en essayant de ne pas pleurer. C’était… fini. Il ne parlerait plus jamais à Anselme. Il ne le prendrait plus jamais dans ses bras…

                            Avant d’aller se coucher, il écrivit une lettre à Arthur.

« Hey, Arthur !
 
Ma lettre ne sera pas longue. Pas vraiment d’humeur ces temps-ci. J’ai définitivement coupé les ponts avec mon meilleur ami. Ca fait mal. Je suis content que tu ais trouvé quelqu’un pour toi. J’ai affreusement besoin de quelqu’un ces temps-ci moi mais rien. Tant pis.
 
Tout à l’heure, l’autre blaireau qui traîne avec mon… avec Al est venue me parler. Il a eu de la chance que j’ai pas mangé de toute la journée... Quand j’y pense, Al a de la chance d’avoir trouvé quelqu’un comme lui. Il est vraiment beau et à l’air très préoccupé par les sentiments de ses amis. Encore un peu et j’ai le coup de foudre. Je rigole bien sûr. J’oserai pas le subtiliser à Al.

Enfin bref, prend bien soin de ton mec. Ne le fais surtout pas souffrir parce qu’il a l’air d’être en or. Je pense que tu tomberas vite amoureux. Limite je suis jaloux. Lol
 
Désolé mais mon père ne veut toujours pas qu’on se voit. Dès que c’est possible, je te mets au courant. Au pire, on peut converser par téléphone. Je te donne mon fixe et mon portable.

0614539425 et 0584753984 [NUMEROS CHOISIS AU HASARD]. J’espère que tu m’appelleras. Ca me fera vachement plaisir.
 
Bisous et à la prochaine »
 
Il mit la lettre dans une enveloppe et la déposa dans le sac de sa mère. Elle la postera à son retour.

Par Raewon - Publié dans : Lettres à l'ennemi [Terminée]
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